Le keyword stuffing, ou comment faire du black hat SEO et se planter en beauté !

par | Sep 15, 2020 | Visibilité de l'entreprise | 17 commentaires

Le keyword stuffing, voici un sujet qui devrait parler aux rédacteurs web qui font du remplissage payé au lance-pierre, ainsi qu’aux dinosaures du SEO qui sont restés figés dans un monde qui n’existe plus. La météorite appelée “référencement naturel” est tombée si loin d’eux qu’ils ignorent encore tout simplement son existence. Si, si, je vous assure, il y a encore des prestataires SEO qui font du black hat pur et dur et le vendent à leurs clients. Ça passe, ils se font de l’argent facilement, jusqu’au jour où une rédactrice web remet les pendules à l’heure. J’écris donc cet article avec un brin d’agacement…

Keyword Stuffing ou bourrage de mots-clés

Quand Google trouve que vous abusez des mots-clés, il vous reste vos yeux pour pleurer

Pour la petite histoire, ces lignes font suite à mon pseudo-travail d’aujourd’hui. Mon agence web m’envoie un brief de 5 250 mots, pour lequel la soi-disant optimisation est déjà en place. Je fais les 700 premiers mots, tout va bien… Puis viennent les 300 suivants, avec consigne de placer 100 mots-clés ou “keywords”. Oui, vous avez bien lu, 100 mots-clés… Ô rage ! ô désespoir ! ô keyword stuffing ! Il m’a donc fallu 3 heures pour rendre une infâme bouillie SEO, aussi indigeste qu’un bol de céréales All-Bran au réveil. Mais je devais la rédiger, pour leur mettre sous le nez sans ajout de lactose, en espérant qu’ils comprennent…

J’envoie donc ce texte immonde, qu’un ptérodactyle dactylographe aurait pu rédiger à ma place sans la moindre émotion. Mon mail s’accompagne d’un petit mot expliquant que je ne souhaite pas continuer à travailler dans de telles conditions, pour des raisons évidentes de qualité rédactionnelle, de conscience professionnelle et de respect du client final… Parce que oui, avec 33 % de mots-clés, mes textes suroptimisés et insipides vont être mis au placard par Google, qui peut, tel un tyrannosaure, massacrer tous les louables efforts qui avaient été faits jusque là. Soyons clair, le mastodonte va avaler tout cru votre site web pour qu’il disparaisse des moteurs de recherche une fois pour toutes !

Pourquoi il faut en finir définitivement avec le keyword stuffing ?

Le bourrage de mots-clés consiste à user et abuser de mots ou d’expressions, répétés en boucle, afin de tromper les robots qui indexent vos pages web, dans le but à peine dissimulé de positionner votre site en tête des SERP.
Mais voilà, le black hat SEO est aussi dangereux qu’un groupe de vélociraptors qui encercle sa proie. Et s’ils vous sautent dessus, vous risquez bien d’y perdre un membre. S’ils attaquent à nouveau, vous risquez bien d’y perdre la vie !
Google est malin, et les techniques SEO frauduleuses aussi grossières que le keyword stuffing sont vite repérées et pénalisées.

Stop au black hat

Soyez un diplodocus, utilisez la sémantique pour atteindre la cime des arbres

Heureusement, il existe des techniques d’optimisation white hat SEO, permettant de placer vos keywords sans être pénalisé. Bien entendu, il ne s’agit pas de broder autour des mots-clés, mais d’offrir un champ lexical varié à vos lecteurs pour doper leur compréhension et maintenir leur intérêt. En écrivant naturellement, vous employez un vocabulaire riche pour répondre à l’utilisateur et poussez la réfléxion aussi loin que le sujet le mérite. Ne l’oubliez pas, un texte sans âme ne convertit pas et fait fuir les visiteurs. C’est exactement ce que j’ai expliqué à mon agence, leur suggérant avec force de changer d’urgence de prestataire SEO. Avoir 10 ans de retard et se dire référenceur n’est plus permis !

Selon Wikipedia, le keyword stuffing renvoie une image négative et répréhensible
Encore un doute ? Google explique que l’accumulation de mots-clés nuit à votre site

Vous avez besoin de capter l’intérêt de vos clients pour leur servir un mets délicat en lieu et place d’un porridge ? Faites confiance à Créa Rédac’ !

Julia Barbot

Julia Barbot

Rédactrice web SEO

Sur le blog Créa Rédac’, j’ai à cœur de partager avec vous des articles utiles à votre développement.
Je m’adresse aux entrepreneurs et sociétés souhaitant promouvoir leur business sur internet.
Mon créneau : booster votre visibilité sur le web.
Pour ce faire, je vous aide à rédiger vos contenus, référencer votre activité et mieux communiquer.
Ma mission quotidienne : écrire en votre nom et accroître votre notoriété !

17 Commentaires

  1. Annmof

    Totalement d’accord avec toi Julia ! Ces commandes infâmes et malhonnêtes me hérissent le poil. Quant aux clients mal servis… les paroles n’engagent que ceux qui y croient 😉

    Réponse
    • Julia Barbot

      Merci Manon pour ton commentaire et ta solidarité ! Clairement, ce sont des commandes que je ne souhaite à aucun rédacteur, où qu’il soit dans le monde ! C’est effectivement une horreur à écrire, qui n’apporte rien en matière de référencement au client. Pour moi, ce type de demandes émane de référenceurs véreux qui ne devraient plus exercer…

      Réponse
  2. Johanna

    Un grand merci Julia pour cet article!! Un énième coup de gueule concernant le bourrage de mots-clés… Cette technique ancestrale n’est plus d’actualité depuis tellement de temps qu’il devient usant de recevoir des demandes de ce type qui rendent les textes imbuvables… Article à envoyer et à partager à toutes les agences web qui ne l’ont toujours pas compris!!

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    • Julia Barbot

      Merci Johanna, ensemble on est plus forts !!! Textes insipides et naufrage assurés à la clé. Stop au keyword stuffing, n’hésite pas à partager l’article auprès d’agences ayant un train de retard 🙂

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  3. Magali Laguillaumie

    Tu as tout à fait raison Julia, ces pratiques sont d’un autre âge et peu respectueuses du client et du client final auquel s’adresse le texte. Ton article est excellemment storyteller et très clair également : à qui voulez-vous que votre contenu s’adresse ? À des robots ou à vos clients ?

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    • Julia Barbot

      Hello Magali, ton avatar est très classe 😉
      Je ne pensais pas avoir fait du storytelling, merci pour le compliment. Quand je suis agacée, j’écris davantage avec le cœur…
      Si l’on remonte au plus ancien ancêtre des dinosaures, il se peut bien que ce soit la poule qui mène le jeu…
      Or, on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs. La question finale est bien : quittes-tu le site qui a fait du bourrage de mots-clés, ou poursuis-tu l’aventure ? À 99 %, tu le quittes et perds prospects et clients !

      Réponse
      • Magali Laguillaumie

        Entièrement d’accord, je hais le keyword stuffing et dans nos propres articles, (pour les clients ou nous-mêmes) nous chassons déjà les répétitions, ce n’est pas pour jouer du mot clé à outrance, ;). Pas sûre pour la poule, elle est quand même née après le dinosaure, je dirais plutôt que c’est l’œuf. Merci pour l’avatar, mais ce n’est plus mon logo, je devrais en changer, mais bon, je l’aime beaucoup aussi, je l’utilise pour mon côté auteur, en fait.

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  4. Emma

    Ah bah voilà le bon côté de ton affreuse commande : il t’a permis de rédiger, et fort bien, une mise au point qui fait du bien ! Tu risques même, si quelques prestataires SEO dépassés ont enfin une prise de conscience, d’éviter des burn out à de nombreux rédacs !

    Réponse
    • Julia Barbot

      Merci Emma ! Oui, si cet article de blog peut permettre, se serait-ce qu’à quelques prestataires SEO d’un autre âge de se remettre en question, ou à quelques rédacteurs d’oser dire non, je ne l’aurai pas écrit en vain 🙂

      Réponse
  5. Charlotte

    Merci pour cet article que je vais tout de suite sauvegarder pour le faire lire aux futurs clients qui pourraient en avoir besoin ! Je suis entièrement d’accord avec toi, du début à la fin.
    Heureusement, tu as quand même pu tirer du bon de cette mauvaise commande : un super article alors bravo pour ta persévérance !

    Réponse
    • Julia Barbot

      Hello larorantine Charlotte ! Merci pour ton commentaire et n’hésite pas à t’en servir. Si ce billet peut être utile aux rédacteurs comme aux clients, alors mission accomplie 🙂

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  6. Nancy C.

    Et bien beaucoup de clients restent convaincus que cette technique paie. Le keyword stuffing devrait être banni depuis belle lurette. Il est extremement déroutant de rédiger des contenus avec un essaim de mots-clés. Merci pour ce petit coup de gueule qui j’espére ferait son effet….

    Réponse
    • Julia Barbot

      Merci Nancy ! Je ne sais pas s’il fera son effet sur la majorité, mais ça fait du bien de l’avoir écrit 😉 Il est déjà banni mais certaines agences et certains clients ne l’ont pas encore compris…

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  7. Fabrice

    Tu as bien choisi les dinosauriens pour nous replonger dans la préhistoire du SEO 😀 Heureusement que Google n’y est pas resté. Tant pis pour les prestataires SEO qui ne veulent pas évoluer (et bien dommage pour leurs clients). En tout cas très bel article qui ouvre encore une brèche sur le débat de la rédaction naturelle.

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    • Julia Barbot

      Merci Fabrice pour le compliment. N’est-ce pas qu’il est plus agréable et plus qualitatif pour tout le monde de rédiger de façon plus naturelle ? Ce qui n’empêche pas un bon référencement, au contraire 😉

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  8. Malorie Deboni

    Une fois tous les 100 mots c’est largement suffisant, à partir du moment où le champ lexical est riche ! Le pire : caser tous ces mots prend autant de temps, voire davantage, que réaliser un bel article dont on serait fier.

    Réponse
    • Julia Barbot

      Merci Malorie pour ton commentaire. Je te le confirme : une heure de rédaction, une heure à remplir les trous et une heure à compter ! J’exagère à peine… Tout cela pour un travail qui n’apportera rien au client 🙁

      Réponse

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